Pour la réalisation d’une intervention nécessitant une anesthésie, le patient, lui-même, est améné à faire des choix sur le type d’anesthésie qu’on va lui administrer. On ne va pas mentir : pour certains, c’est une source d’inquiétudes, mais rassurez-vous depuis les années 80, les risques liés à cette anesthésie sont divisés par 10 et une consultation pré-anesthésique est réalisée pour informer le patient sur les bénéfices et les risques des types d’anesthésies. Anesthésie locale, locorégionale ou générale ? Nous allons faire le point.
L’anesthésie locale
Ce type d’anesthésie n’est valable que pour la petite chirurgie, notamment les opérations réalisées à une zone limitée. Pour son administration, on injecte au patient un médicament de type lidocaïne qui va bloquer la conduction des nerfs sur la zone à opérer, ce qui fait que son cerveau ne va pas percevoir des messages de douleur. Avec l’anesthésie locale, il y a un risque d’allergie, mais ceci est très rare. Comme l’anesthésie locale ne concerne qu’une petite zone, son effet s’estompe rapidement et elle ne demande pas non plus d’être à jeun avant son administration.
L’anesthésie locorégionale
A la différence de l’anesthésie locale, l’anesthésie locoréginale va isoler un membre. C’est souvent le type d’anesthésie proposé pour une opération du canal carpine sur un poignet ou d’un hallux valgus sur un pied. Dans ce cas, il n’y a qu’une partie du corps qui est endormie. Pour son administration, c’est aussi un produit de type lidocaïne qui est choisi, mais il est injecté à proximité d’un groupe de nerfs. Il faut attendre entre 10 et 30 minutes pour que l’anesthésie locorégionale fasse effet, mais une fois activé, son effet dure pendant plusieurs heures. Lors de l’intervention, même sous effet de l’anesthésie, le patient reste éveillé. Le patient peut alors encore ne pas ressentir la douleur même quelques heures après l’intervention. L’administration de l’anesthésie locorégionale demande d’être à jeun. Comme l’injection se fait près d’un groupe de nerf, il y a un risque qu’un nerf soit touché, ce qui peut laisser des séquelles neurologiques.
L’anesthésie générale
Pour une chirurgie profonde ou une opération pouvant durer des heures, on n’a pas souvent le choix. Les médecins proposent l’anesthésie générale. Pour celle-ci, il y a trois produits à administrer dont les hypnotiques, les opioïdes et les curares, mais leurs effets sont très rapides. On demande au patient de demander jusqu’à dix, mais il n’arrivera même pas à dix qu’il va s’endormir. Pour ce type d’anesthésie, on met un dispositif de ventilation artificielle au patient, car profondément endormi, il lui faut de l’aide pour respirer. Pour l’anesthésie générale, il faut être à jeûn et ne pas manger des aliments solides au moins six heures avant l’opération. Pour les patients fortement angoissés, c’est le type d’anesthésie qui convient, car il sera endormi complètement et ne ressentira rien. Toutefois, le réveil lorsque l’anesthésie s’estompe n’est pas toujours si agréable. Certains patients peuvent avoir des nausées.